Karibu et Karibu Kinshasa vous adressent tous leurs voeux pour 2010
Compte rendu du voyage à l'est du Congo RDC dans le Kivu août 2008
Le bilan 2006 2007 de Karibu France
Comment se passent les Rapports entre les pays du Nord et du Sud ?
Superficie: 2.345.000 k2
Capitale : Kinshasa. Nombre d’habitants : 7 millions
Population : 50 à 60 millions d’habitants, 25 millions d’électeurs
Population âgée de moins de 15 ans : 50%
Taux de croissance démographique : 3% par an
Espérance de vie : 46 ans. Taux de scolarisation : 51%
Le maréchal MOBUTU s’est approprié tous les avoirs en banque des particuliers et 50% de celui des coopératives financières
En 1990 et 1991 il a envoyé ses soldats piller les entreprises
Dette extérieure : 10 à 13 Milliards de $ soit 2 fois le PNB
Taux de décroissance de l’économie de 1990 à 2000 : – 46%
PIB annuel par habitants : 75 à 100 $
Revenus journaliers moyen par habitant: 1973:1,31 $, 1984: 0,91 $, 1998: 0,30 $
Morts à la suite de violences directes : 350 000 personnes
Morts de causes indirectes en cinq ans: 3 à 4 Millions de personnes
Personnes déplacées suite au conflit : 3 à 4 millions
Enfants soldats : 10 à 15 000
Taux de mortalité infantile : 126 décès pour mille naissances
Taux de fécondité : 7 enfants par femme
6% de la population a accès à l’électricité, 22% a accès à l’eau potable.
Le Congo a adopté une nouvelle constitution. Son président Joseph KABILA vient d’être avec 58% des voix contre Jean Pierre MEMBA 42%. Il reste deux foyers de guerre à l’Est du pays.
Sources : Banque centrale Congolaise, PNUD, Christian Aid, UNICEF
La destruction progressive de la culture tribale traditionnelle sous le choc de l’exode rural et de l’urbanisation, que rien ne vient compenser en dehors du discours des Eglises, il est frappant de constater que les enfants des rues sont presque tous des enfants de la deuxième génération.
La misère matérielle résultat de la destruction du tissu économique déjà fragile par pillage,notamment sous l’impulsion de l’ancien Mobutu en 1990 et 92 et qui a fait passer le PNB annuel par habitant de l’indépendance à nos jours de 240 $ à 75 $.
Une guerre désastreuse depuis 1998 fruit de l’avidité de trois pays voisins à l’est (Rwanda, Ouganda, Burundi), et qui a achevé de détruire le peu de capacité d’intervention de l’Etat.
Une implantation de la ville particulièrement défavorable, dans le lit du fleuve Congo, avec une amplitude des eaux (le marnage) qui peut atteindre 15 mètres, et inonde un million d’habitants chaque année pendant une période qui va de quelques jours à trois mois.
Une paralysie des services publics incapables de faire face à presque aucune de leurs obligations (voirie, transport collectif, ramassage des ordures ménagères, entretien des collecteurs des eaux usées, plan d’urbanisme). Nous sommes entrés dans des bureaux administratifs abandonnés et couverts de poussière.
C’est bien cette souffrance que j’ai rencontré au jour le jour, mais que vient presque compenser un puissant lien social entre les gens fait de chaleur et d’entraide, une débrouillardise sans limites, une confiance dans la vie immense.
Les ONG engagées auprès des sans abris de Kinshasa estiment que leur nombre est de l’ordre de 30 000. Ce chiffre a été repris par la récente enquête de l’UNICEF.
On trouve des enfants des l’âge de 6 ans à 22 ans vivant en groupe de 10 à 30, dormant à même la rue, serrés les uns contre les autres, vivant de petits métiers, de mendicité ou de petits vols. Dans un des cimetière de la ville on identifie une trentaine de mamans vivants avec leur nouveau né âgé de moins d’un an. Pour l’essentiel ses enfants fuient le milieu familial ou sont mis à la porte à la suite d’une accusation de sorcellerie qui sont devenues massives.
Tous sont issus de la deuxième génération, de parents ayant migrés eux même vers Kinshasa en raison des troubles a l’intérieur du pays et du danger de la vie à la campagne Une quarantaine d’ONG parvient dans des conditions inégales de moyens à prendre en compte 6 000 enfants, leur assurant au moins un hébergement, souvent un repas et au mieux la scolarisation.
Devant l’ampleur du phénomène, et son expansion, les autorités ne croient plus à une solution de type centre d’hébergement mais sur le regroupement familial, cette solution vient se heurter a l’absence de financement de la prise en charge familiale, alors que les familles sont dans une grande misère.
Organiser le regroupement familial des enfants des rues à l’aide d’un suivi social par éducateurs salariés, de prêts de micro crédits et des actions de formation et sensibilisation collective, d’initiation à de nouveaux métiers.
Nous avons trois cibles
• Les enfants des rues qui ont quitté le domicile familial parce qu’ils avaient faim
• Les enfants qui ont fui une situation de maltraitance
• Les familles misérables dont les ressources ne permettent pas de repas quotidiens
Le micro crédit consiste à prêter 30 à 50 $ (21 à 35 €) remboursable en 9 mois avec un taux de 6% (inférieur à l’inflation de 18% en 2006). La garantie du prêt est assurée par l’entourage. Il est prêté à une famille qui accepte de reprendre l’enfant à la rue qu’elle avait abandonné.
Ce crédit vise à renforcer les activités économiques informelles des mamans (vente de légumes ..) pour leur permettre de mieux vivre matériellement. Parallèlement des actions de sensibilisation sont données aux mamans : bien traitance, initiation à la bonne gestion, aux règles d’hygiène et de santé, plannification familliale…
Nous avons quatre buts :
• Faire chuter le nombre d’enfants à la rue qui est de l'ordre de 25.000
• Permettre aux familles concernées de nourrir leurs enfants tous les jours
• Permettre la scolarisation des enfants
• Mettre en mesure les familles de se soigner
• Le crédit est accordé sur la base d'un contrat qui défini les engagements de la famille.
"La lutte contre la misère est un devoir sacré et c’est une loi de l'humanité"
"Nous mettons notre joie dans la guérison des familles qui souffrent."
"Chaque Dollar épargné est un Dollar sauvé pour une maman qui souffre ou qui va mourir."
"Salariés et administrateurs, membres de KARIBU, nous faisons le choix de nous engager avec un coeur profond mettant notre joie dans la guérison de la souffrance des enfants et des familles."
"Si nous sommes unis d'un seul coeur aucun obstacle ne nous arrêtera."
"Conformément à la devise d'Emmaüs "servir premier le plus souffrant", nous sommes invités à entrer dans un esprit de service de l’association et des mamans et non à rechercher un avantage personnel."