Karibu et Karibu Kinshasa vous adressent tous leurs voeux pour 2010
Compte rendu du voyage à l'est du Congo RDC dans le Kivu août 2008
Le bilan 2006 2007 de Karibu France
Comment se passent les Rapports entre les pays du Nord et du Sud ?
• Source enquête annuelle INSEE
• 4,9 millions d’immigrés résident en France métropolitaine, ils représentent 8,1 % de la population, leur nombre a progressé, ils étaient 4,2 millions en 90
• 3,5 millions d’étrangers vivent en France, un peu moins de trois millions sont nés à l’étranger
• 450 000 sont des mineurs dont les parents sont étrangers nés à l’étranger
• un tiers des immigrés possèdent la nationalité française. Nous sommes environ 61 million d’habitants
Source commission européenne
• En 2000, 3,5% de la population était composée de non Européens, la même année le solde migratoire était de 700 000 migrants, soit 0,2% de la population européenne.
• Les Turcs sont les plus nombreux : 2,7 millions suivis par les Yougoslaves, les Maghrébins sont 2,3 millions
• Les Asiatiques sont 2,2 millions, les Africains sub-sahariens : 1 million
Sources : INSEE et EUROSTAT
• Le solde migratoire, différence entre les entrées et les sorties, est estimé à 65 000 personnes par an.
• Il est le plus faible d’Europe, loin derrière les grands pays : Allemagne, Italie, Belgique, U.K. Suède, Grèce, Espagne
• Une immigration ancienne due a deux périodes essentielles : après la première guerre mondiale et dans les années 1960 1970, et essentiellement provoquée par les entreprises à la recherche de main d’œuvre
• Le plus faible des flux migratoires européen
En 1982 on a régularisé1 : 132 000 irréguliers et en 1997 1998 : 90 000, ce qui signifie un afflux annuel de 13 000 migrants,
on est encore loin de la situation des autres pays : l’Espagne, l’Italie , la Grèce qui ont du régulariser réçemment de 500 000 à 1 million de migrants
Les enquêtes ont montrées que les migrants représentaient une part des pays d’origine mieux instruites, en meilleure santé, plus entreprenante, plus que leur propre misère,
ils fuient la misère de leur Etat, les véritables pauvres ne peuvent migrer , pour divers raison et notamment pour de simples raisons matérielles.
De 1982 à 1999 le niveau de formation des immigrés a fortement progressé
La proportion des immigrés ayant un diplôme de l’enseignement supérieur a quadruplé depuis 1982 et se rapproche de celle des non immigrés(24 contre 29 %)
Les naissances en France ne permettent pas tout à fait de renouveler les générations (taux 1,9 point pour 2,1 point) En Europe le déficit est spectaculaire (1,4)
La population active de l’Europe va diminuer de 23 millions de personnes d’ici 2030. Or le déficit démographique signifie un déséquilibre accru des comptes de la protection sociale,
notamment de la retraite et une pénurie de main d’œuvre immédiate et future dans certains domaines.
Un apport net de population ne signifie pas la création d’un déséquilibre économique. La population rappariée d’Algérie a fait progresser la population de 1,4 % et le PNB
L’ancien commissariat au Plan estimait à 20 000 migrants supplémentaires par an le besoin de la France pour renouveler les générations à compter de 2005
Le conseil économique et social, lui estime les besoins supplémentaires de la France à 10 000 jusqu’en 2020
• Chômage : la durée du chômage des migrants est trois fois supérieure à celle des Français (quatre fois pour les diplômés)
• On site parfois l’exemple d’un scientifique Malien : M. NDIARA BAMBARA de SIGU resté cinq ans au chômage en France, et devenu, après avoir migré aux USA, directeur adjoint de la NASA à Houston.
Il aurait participé à la construction du premier automate qui a foulé le sol de Mars
• Logement 11% des Français déclarent être mal logés, 45% des Africains
• la politique migratoire doit être revue. Nous avons besoin d’un apport migratoire plus important
• Il faut construire plus de logements, combattre toutes les formes d’exclusion et de discrimination, stimuler la croissance
Sources : François HERAN directeur de l’Institut National d’Etude Démographique
Source INSEE
Dans notre pays 57% de la population est propriétaire de son logement, 17% est logé dans le parc locatif social,
20% dans le parc locatif privé, le reste (6%) est hébergé à titre gratuit ou non.
Il y a 24,5 millions de résidences principales, 2,6% ne répondent plus aux normes de confort. 10,2% sont sur occupées.
- Le parc locatif social privé est en constante diminution
- Le parc social public, qui offre 4 millions de logements, stagne
Il y a une crise du vivre ensemble qui s’exprime par le rejet et la peur des populations pauvres et qui produit un protectionnisme communal.
• Le nombre global de logements construits est insuffisant : il était de 302 800 en 2002
• Pour la même année, L’INSEE estime que la demande potentielle, sur la base des évolutions démographiques et sociologiques était de 320 000 logements.
• La fluidité, c.a.d. la facilité avec laquelle on passe d’un type de logement à un autre, qui est une condition essentielle pour la réussite d’une bonne politique de logement est gravement entravée, par les écarts entre les différents taux d’effort..
Le marché du logement n’obéit pas à la règle de l’offre et de la demande : la hausse des prix ne produit pas d’incitation à
la construction en raison de la concurrence des locaux d’activité professionnelle (captation des capitaux du foncier, coût de la construction)
Il y a dilution de la responsabilité politique entre l’Etat et les Municipalités
Les loyers grimpent, entre 1988 et 2002 les loyers des ménages pauvres ont augmentés de 80% et leurs revenus de 30%.
Les prix de vente de l’anciens ont progressés de 40% en 5 ans de 1998 à 2002.
L’Ile de France, avec 30 à 36 000 logements construits chaque année est à l’avant dernière place des régions pour l'effort de construction.
Un nombre croissant de ménages vivent à l’hôtel ou dans les accueils d’urgence.
Les squats se multiplient, il est de plus en plus difficile de faire face aux situations d'urgence.
Les expulsions progressent
Les délais d’attribution des logements sociaux sont de plus en plus anormaux
Source : avis du Conseil Economique et social 2004, rapport du Ht comité au logement 2004
| DELAIS D'ATTENTE D'UN LOGEMENT | |
| département | Délais d’attente |
| Paris | 10 ans d’attente pour un 4 pièces. |
| Réunion, Hte Savoie, Gironde, Essonne, Hts de Seine, Val de Marne, Val d’Oise | Plus de 3 ans d’attente |
| Hérault, Bouche du Rhône, Ile et vilaine, Yvelines, Finistère, Bas Rhin, Pas de Calais, Nord, Meurthe et Moselle, Saône et Loire | Délais compris entre un an et demi et deux ans et demi. |
| Loire- Atlantique, Drome, lot, Doubs, Aube, Territoire de Belfort | |
Sans domiciles fixes, usagers un mois donné, de repas et d’hébergement:86 500
Personnes ayant leur résidence principale en chambre d’hôtel : 50 000
Personnes en habitat de fortune (cabanes, constructions provisoires) : 41 000
Personnes sans solutions, hébergées par des proches : 100 000
Personnes en habitat temporaire (hôtel meublé, sous-location) : 500 000
Personnes vivant dans des logements dépourvus de confort de base (douche, WC) : 1 300 000
Personnes en situation de surpeuplement critique : 1 300 000
Déduction des doubles comptes : - 240 000
Nombre total des personnes ayant un grave problème de logement 3 146 500
| 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2004 | |
| Paris | 1,153 | 1,113 | 1,114 | 1,095 | 1,111 | 1,115 |
| France entière | 15, 831 | 17,783 | 19, 660 | 21, 540 | 23, 814 | 25, 560 |
Source: SITADEL ministère de l'Equipement
| 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | |
| France entière | 310 000 | 301 000 | 292 000 | 293 000 | 304 000 | 350 000 | 392 000 |
| Ile de France | 36 000 | 36000 | 37000 | 32000 | 30000 | 34000 | 36000 |
Source: SITADEL ministère de l'Equipement
| Logements mis en chantier | 1995 | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 |
| 62 000 | 53 000 | 45 000 | 44 000 | 41 000 | 41 000 | 37 000 | 38 000 | 43 767 | 52 106 | 58 458 |
Sources: Fondation abbé PIERRE, INSEE, Préfectures, Conseil Economique et social
| 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | |
| Réalisées avec le concours de la force publique | 4753 | 4359 | 4866 | 5936 | 6337 | 7534 |
| Décisions de justice prononçant l’expulsion | 87 717 | 75 124 | 71 323 | 80 143 | 81 080 |
| Paris | 15 984 |
| Seine et Marne | 1252 |
| Yvelines | 1224 |
| Essonne | 1165 |
| Hauts de Seine | 1287 |
| Seine Saint Denis | 1952 |
| Val de Marne | 1641 |
| Val d'Oise | 1275 |
| Total | 25 780 |
Nous africains et africaines nous vivons dans notre chair la douleur de nos frère d’Afrique
qui ont sombrés dans la misère et nous désirons ardemment leur venir en aide,
ce que nous faisons déjà en nous privant du nécessaire.
Vous candidats à l’élection présidentielle, vous nous parlez de co-développement et vous nous proposez d’agir ensemble
Nous sommes évidemment intéressés mais nous sommes septiques.
D’abord sur votre volonté réelle
Ensuite à quoi servira vos effort ajoutés aux nôtres si par ailleurs les règles monétaires et du marché,
les accords négociés, les crédits accordés aux quels vous participez continuent de détruire nos pays comme on l’a vu avec le FMI, l’OMC,
les accords sur la propriété intellectuelle…
Nos pays soufrent de la faim et du sous développement, ils souffrent du comportement des entreprises étrangères,
qui prennent nos ressources sans payer le juste prix, qui introduisent des armes quand leurs intérêts sont menacés,
qui corrompent nos gouvernants, qui maltraitent notre nature.
Certaines de ces entreprises sont françaises, lorsque leurs méfaits sont découverts : Elf au Congo, AREVA au Niger,
BOUYGUES en Cote d’Ivoire, BOLLORE au Cameroun, la législation française ne permet pas de les poursuivre et les faire condamner.
Les aides publiques bi latérales ou multilatérales européennes avec les pays de l’ACP sont assorties de conditionnalités dont la première, la plus dangereuse,
la plus inéquitable est l’obligation d’ouvrir les frontières commerciales et économiques laissant entrer les forts parmi les faibles,
le renard dans le poulailler et finalement détruisant le peu d’activité économiques interne que nous avons.
De plus ces aides ne tiennent que très peu compte de la volonté de la société civile comme elle a pu s’exprimer au Forum Social Mondial de Nairobi qui, par exemple,
demande au Congo RDC la priorité aux désertes agricoles et aux postes de santé en zone rurales.
Oui la misère est si grande que nous ne négligerons aucune opportunité d’aide,
Qu’allez vous nous proposer ? nos étudiants en France ont parfois faim, vous envisagez de prendre nos meilleurs esprits avec l’immigration choisie,
et ici nos conditions matérielles sont si dures qu’elle nous empêchent d’être vraiment acteurs.
Allez vous nous donner la chance de développer notre propre potentiel économique et humain ?
Nous vous proposons des partenariats équitables entre universités, hôpitaux, entreprises, centres de recherches,
pour que nous soyons créateurs de notre propre richesse et que nous même et nos experts, nous puissions vivre au pays.
Nous vous proposons de nous aider à exporter nos propres produits avec votre maîtrise des marchés.
Nous vous proposons de mettre fin à cet endettement si injuste et si mal conçu, qu’il a été multiplié par sept et remboursé quatre fois,
et qu’il a le plus souvent, enrichi nos dirigeants, enrichi les banques de votre pays, et a appauvri nos peuples.
Allez nous nous autoriser à acheter au prix coûtant les médicaments qui nous manquent alors que beaucoup de nos frères
sont en train de mourir par manque de soin.
Allez vous favoriser la démocratie au lieu de soutenir nos vieux despotes corrompus, vieillissants, violents et incompétents,
qui nous volent notre destin, au travers de ce qu’il est désormais convenu d’appeler la Francafrique.
Allez vous adopter la formule de l’Abbé PIERRE que vous-même ou vos proches êtes venus honorer à ND de Paris et dans toute la presse.
"La lutte contre la misère est un devoir sacré et c’est une loi de l’humanité"